
Document écrit par G.DELAFOND (gerard at delafond.org).
Logo d'André Pascual (http://www.linuxgraphic.org)
Version du 2/07/2009
Utiliser ce guide, trouver de l'aide ailleurs
Choix d'une distribution, Commencer l'installation, Le disque dur et les partitions, Le choix des paquetages, Le mode graphique, Le boot
Login, mail, messages système, démarrer Windows ou Linux, la mémoire vive, faire une disquette de boot, trouver les commandes, astuces bash, les utilisateurs, mot de passe, les groupes, les droits, les consoles, faire fonctionner les commandes, les répertoires, éditer les fichiers, trouver une chaîne, voir Linux depuis Windows ou MacOS
Démarrage, ligne de commande, mot de passe, espace de travail, souris, clavier, fichiers, droits, système, extinction
Généralités, CD-ROM, disque dur, disquette, démountage, SCSI, modem, ADSL, Numeris, câble, son, Cd-audio, vinyle, I-River, Imprimante, souris, zip, ls 120, MO-Drive, disquettes flash, télé, joystick, Psion et PDA, Scanner, USB, Firewire, Clavier, Partition Windows, DVD, graveur de cdrom, graveur de dvdrom, automontage, portable, fax, Minitel, Wacom, appareil photo, webcam, caméscope, onduleur
Généralités, modem, Infra-rouge, Le PCMCIA, L'économie d'énergie, Le touchpad, Le tablet PC,Internet par téléphone portable, Le clavier numérique sur USB, l'adaptateur de disquettes flash sur PCMCIA
Débloquer, espace libre, Faire de la place, les quotas, changer la priorité, libérer de la RAM, mettre à l'heure, se déloguer sans arrêter un programme, paramétrer le démarrage, lancer un service, version, récupérer un fichier effacé, réparer les partitions, défragmenter, redimensionner, polices françaises, linuxconf, webmin
Lancer X, lancer X automatiquement, les Window managers, les X terms, les résolutions, les couleurs, régler le centrage, les polices, les ascenseurs X, changer de console graphique, lancer un programme en tant qu'invité, quitter X, la 3D, le double écran, le multisiège, la sortie Télé, le DivX, le framebuffer.
La carte réseau, L'adresse IP, le WIFI, le bluetooth, Les routes, Telnet et ssh, Exporter l'affichage, Session X distante, le null modem, la passerelle réseau, ip-aliasing, nfs, serveur ftp, imprimer, Samba, MacIntosh,ipchains, NIS, Minitel, Fax, Transmettre du texte, Transmettre du son, Scanner en réseau, Apache, serveur de mails, Réseau à distance, VNC, Internet, Naviguer, Client ftp, Mail par telnet, ICQ, P2P
La sécurité, GnuPG, J'ai perdu mon mot de passe, Les antivirus, Routage, firewall, ports et filtrage
Installer un programme, Compiler plus vite (cluster), Faire ses RPM, Utiliser CVS, Les programmes à problème, Ça ne marche pas, Émulation DOS, Émulation Windows (Wine), Word et Excel, Mac-on-Linux, Cygwin
Améliorer un programme, Traduire
 Ce texte est une sorte de faq (frequently asked questions), qui s'adresse aux débutants qui ont réussi à installer LINUX, ce fantastique OS libre et gratuit, et qui ne savent pas comment s'y prendre ensuite (on pourrait appeler cela la post-installation). Il s'agit essentiellement de « recettes » pour se dépatouiller dans les situations les plus fréquentes sans passer des nuits entières à potasser des docs incompréhensibles, de préférence en anglais.
Il est placé sous licence Creative Commons avec attribution de paternité.
La liste des changements se trouve sur http://www.delafond.org/survielinux/changelog.html
Toutes les informations sont données sous toutes réserves : une erreur, une faute de frappe, ou un cas particulier peuvent avoir été oubliés et avoir des conséquences fâcheuses. Toutes les opérations que vous ferez sur votre machine sont sous votre entière responsabilité.
Il devient suffisamment complet pour servir de base à des formations de niveau débutant et moyen, comme j'ai déjà eu l'occasion d'en faire (me contacter en cas de besoin).
Il est le produit au départ d'une seule personne, mais devient au cours des contributions des Linuxiens (entre autres, J-P.R, Charles Vidal, Amaury, David Trystram, Jean-Bernard JACQUET, Étienne Herlent, Pierre Couvy, Frédéric Delanoy, Thibaut Cousin...) un travail collectif. Qu'ils en soient ici remerciés. Procurez-vous les mises à jour sur http://www.delafond.org/survielinux.
La partie matérielle ne concerne que la plate-forme Intel x86, un peu MacIntosh, Sparc et Alpha. Je n'ai pas de machine pour l'élargir à d'autres configurations. Si vous avez une machine disponible quelque temps (un z-series par exemple ;-))
Vous pouvez le redistribuer librement sous forme électronique, ou mieux, faire des liens du fait de sa grande évolutivité. Si vous voulez le distribuer sous forme papier, veuillez me contacter. Je crois que des traductions sont en cours.
Des versions pdf et postscript compilées par Claude Mahé sont disponibles sur
http://www.uppp.free.fr/survie.pdf et .ps ainsi qu'une version .pdf sur
ftp://ftp.linux-france.org/pub/article/cesar/Survie_Linux.pdf.gz par Cesar Alexanian.
Il est rédigé par un non-informaticien, et il ne prétend pas résoudre toutes les questions. Il existe de très bons livres pour ça. Prenez-en un très gros. 1 000 pages semble un minimum pour pouvoir aborder correctement tous les sujets (« le système Linux » des éditions O'Reilly a une excellente réputation).
Même si ce guide essaye de couvrir les systèmes basés sur Linux dans leur diversité, il y a forcément un peu de parti pris.
Le système est désigné par le nom du noyau, c'est-à -dire Linux. La dénomination Gnu/Linux pourrait faire croire que le système n'est composé que de ces deux parties, ce qui est totalement faux.
Il est essentiellement fait mention de Mandriva comme distribution, pour plusieurs raisons :
je ne connais pas tout ;
c'est une distribution française (meilleur support du clavier et des traductions) ;
c'est une distribution libre ;
j'ai toujours été content de l'ensemble, même s'il y a régulièrement des problèmes (mais pas pires qu'ailleurs).
je centre les informations sur KDE, car ce système est très en avance sur tous les autres, étant le seul à proposer un véritable système homogène et non une simple interface graphique munie de quelques utilitaires
Il s'agit d'une TRÈS LONGUE et unique page HTML sans image. Ce format est voulu : facile et rapide à télécharger, lisible avec tout navigateur y compris en mode texte, facile à imprimer (les URL sont lisibles en clair afin d'être utilisables en format papier).
Pour chercher un renseignement, vous pouvez soit utiliser l'index, soit utiliser simplement la fonction Chercher de votre navigateur.
Avant de poster une question dans un newsgroup, assurez-vous qu'elle n'est pas posée régulièrement en consultant les archives (http://groups.google.com/), et lisez les how-to (http://jp.barralis.com/howto/linux/), le guide du rootard http://www.linux-france.org/article/grl/Guide_Rootard.html et les faq disponibles avec la plupart des distributions (les répertoires /usr/share/doc et /usr/lib/X11/doc sont souvent pleins de bonnes choses). Pour les renseignements « système », vous avez un répertoire Documentation dans les sources du kernel (/usr/src/linux/Documentation/). Beaucoup de bonnes choses sur la faq de fcolc (fr.comp.os.linux.configuration) : http://www.linux-france.org/article/fcol-faq/. Un site d'explications assez clair : www.funix.org.
Pour les Macs : http://www.linux-france.org/macintosh/
N'oubliez pas non plus les deux commandes de base man et info. Il suffit de taper info commande_inconnue. L'utilisation d'info est un peu complexe au début. Quelques astuces :
faire défiler la page : <Espace>
Page suivante : n (next)
Page précédente : p
Ouvrir un chapitre : m <Entrée>
Quitter le mini-buffer en bas de la page : <Ctrl-g>.
Pour plus de détails : man man et info info.
Astuce : lorsque vous êtes dans man, tapez h, vous aurez l'aide de less, qui est le programme qui affiche par défaut vos pages man. Vous saurez ainsi comment chercher un mot, vous déplacer, etc. Pour imprimer un man, man date | lpr imprime le man de date.
Autre astuce : dans KDE, vous tapez man:/(ou #)commande_inconnue dans la barre d'URL de Konqueror, et vous aurez le man avec des hyperliens. Tapez info:/(ou ##)commande_incompréhensible dans la barre d'URL et vous aurez la page d'info en html, nettement plus pratique.
Vérifiez que vous disposez de la toute dernière version de Linux, les différents problèmes étant réglés au fur et à mesure des nouvelles versions :
avec Xorg 7.4 (remplace Xfree), et le kernel 2.6.29. Les séries antérieures au 2.6 sont réservées à la maintenance ; la version de production normale est la série 2.6. Actuellement, il n'y a pas de tronc instable dans Linux. Tout est fait dans la branche 2.6. Une période de préversions permet les modifications substancielles, puis chaque version stable est complétée par des corrections de bugs, identifiées par un quatrième numéro. Ne confondez pas la version de Linux (le kernel, ou noyau) et celle de la distribution (les numéros de distributions cités ici correspondent à des contenus en programmes voisins).
Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous dire que telle ou telle distribution est bien meilleure que les autres. Nes les écoutez pas ! Elles ont toutes des insuffisances. D'abord, parce que les éléments qui les composent ne sont pas parfaits (une distribution moderne propose des milliers de programmes), ensuite parce que l'intégration de l'ensemble laisse souvent à désirer (programmes qui ne sont pas recompilés d'une version à l'autre, erreurs d'intégration, éléments incompatibles à cause de la grande évolutivité des couches basses du système).
J'aurais tendance à dire que la meilleure distribution est celle qu'utilisent ceux qui peuvent vous aider.
Les explications sur les différentes distributions : http://lwn.net/Distributions/.
Tout dépend de votre matériel et de ce que vous voulez faire. Les distributions généralistes se présentent généralement sous la forme d'un (ou plusieurs) cd-rom ou DVD, voire une clé USB. Elles contiennent énormément de programmes préconfigurés et sont munies d'un système d'installation souvent perfectionné, intégrant un partitionneur de disque dur. Si vous avez un PC moderne de type Pentium (et clones) avec cd-rom, la plupart des grandes distributions conviendront (RedHat, Suse, Mandriva, Debian, Slackware, Ubuntu...).
Si vous avez un Mac PPC, voyez du côté de linuxppc ou Suse, voire Debian ou Gentoo. Les dernières versions seraient assez faciles à installer.
Si vous avec un PC 64 bits, vous avez le choix entre une distribution 32 bits ou une distribution X86-64. Mon expérience des distributions 64 bits est mauvaise :
Si vous avez un Alpha, vous avez Red Hat, Debian ou Suse et sur Sparc, vous avez Red Hat ou Debian.
Si vous n'avez pas de lecteur de cd-rom, vous pouvez en emprunter un le temps de l'installation, ou bien faire une installation par USB ou réseau (le réseau peut être de type Ethernet ou un simple câble Null-modem série ou Null-printer parallèle (câble pour transferts de fichiers). Dans ce cas, vous devez aussi avoir sous la main une machine Linux contenant un cd-rom d'installation et vous y donnant accès par nfs ou ftp. Excellente liaison indispensable !!
Autre possibilité : certaines distributions comme Slackware ou Debian sont prévues pour être tronçonnées en disquettes, et un PC sous DOS pourra facilement générer les (nombreuses !) disquettes nécessaires à l'installation.
Le cas particulier de Debian : la Debian est déclinée en 3 versions :
Le choix peut aussi porter sur la place dont vous disposez. Les Suse, Mandriva, RedHat et apparentées sont de vrais mastodontes. Généralement, l'installation est tout simplement impossible en dessous de 200 ou 300 Mo (mode minimal en 65 Mo pour Mdk). Rabattez-vous sur les distributions plus modulaires : Slackware ou Debian (qui permettent de descendre jusqu'à 20 à 40 Mo). Le même problème se pose si votre RAM est trop exiguë (Les Slack > 4 ne s'installent pas avec 8 Mo de RAM, et la plupart des grosses distributions peinent avec 16 Mo. Mandriva a besoin de 48 Mo, sauf si vous faites une installation minimale, c'est-à -dire en désélectionnant tous les packages, que vous pourrez installer plus tard).
Mise à jour 2008 : ces chiffres peuvent faire sourire. Une Mandriva 2008.1 ramait sur un PC à 256 Mo de RAM avec mémoire vidéo partagée. disons que les grosses distributions fonctionnent bien sous 512 Mo de RAM, mais que des équipes continuent à maintenir des distributions légères pour ordinateurs anciens ou peu puissants.
Le choix peut aussi être de...ne pas installer Linux sur un disque. Certaines distributions s'exécutent directement depuis le support d'installation en mémoire vive (dans un ramdisk). C'est le cas essentiellement des micro-distributions (microlinux, tomsrtbt à http://www.toms.net/rb/, coyote linux à http://coyotelinux.com/), ou encore mieux : Knoppix et ses dérivés Kaella ou Mepis (2 Go de programmes préinstallés sur le cd-rom et un boot éclair). Cette distribution peut s'installer sur le disque dur avec la commande knx-hdinstall ou knoppix-installer. Il vous sera proposé plusieurs boîtes de dialogue pour choisir vos partitions ou les modifier (attention ! partitionneur destructeur si vous redimensionnez une partition existante contenant des données, c'est pourquoi il faut mieux faire précéder l'installation par un partitionnement par qtparted), puis la totalité du CD s'installera. Simple et efficace, mais pas très souple. http://www.knopper.net/knoppix/index-en.html.
Pour utiliser un système basé sur Linux sur une clé USB, vous pouvez vous la procurer toute faite (Mandriva flash), créer une clé USB à partir d'un menu dédié d'une distribution fonctionnelle (Ubuntu) ou faire vous-même une clé avec la distribution de votre choix avec unetbootin (http://lubi.sourceforge.net/unetbootin.html).
Parmi les distributions à la mode, citons Gentoo (http://www.gentoo.org), très originale au niveau de son système d'installation nommé Portage. Sur cette distribution, vous installez à partir des sources mais l'intérêt par rapport aux autres distributions en source, c'est que l'étape de configuration de la compilation est automatisée par rapport à votre système, ce qui fait que vous obtenez un système totalement cohérent et adapté à vos besoins.
Pour les puristes absolus, LFS (Linux From Scratch : http://www.linuxfromscratch.org) est un mode d'emploi plus qu'une distribution : c'est vous qui faites votre distribution vous-même. Inutile de dire que la Mailing-list chauffe pas mal...
Enfin, il est possible d'installer Linux sous Windows. La merveille qui fait cela s'appelle Cygwin (http://www.cygwin.com/). Il s'agit d'une distribution fonctionnant en émulation sous Windows. Elle est assez complète : utilitaires, shell, Xfree, compilateurs, débogueurs et bibliothèques de développement (700 Mo en tout).
Commencez à faire un tour dans le BIOS du PC (touche <Suppr> ou <F2> ou autre chose pendant le début du démarrage selon votre PC)
Si vous ne savez vraiment pas comment faire, essayez de démarrer en ayant débranché le disque dur. Désactivez la protection anti-virus, sinon vous risqueriez de ne pas pouvoir écrire votre système de boot. Ensuite, choisissez la manière dont votre ordinateur doit démarrer pour l'installation (disquette ou CD-ROM, option possible à partir des Pentium 150)
Rappelons que le BIOS des PC est un petit programme incorporé à la carte-mère, dont le rôle est de gérer le matériel et le démarrage : nombre, emplacement et type des disques, IRQ, mémoire vive, disque à démarrer...
Il y a plusieurs manières de démarrer l'installation.
À partir d'une disquette de boot. Celle-ci est peut-être
fournie avec la distribution ou bien à faire soi-même. Lisez les
instructions écrites sur le cdrom. Sur certaines distributions, il en
faudra deux. Pour générer la disquette sous DOS, il faudra utiliser le
programme rawrite, ou bien dd sous Linux.
(dd if=fichier_image of=/dev/fd0 bs=512)
Pour info, ces programmes sont capables de copier une « image » de
disquette présente sur un disque à l'identique sur une disquette.
Si vous n'avez pas de CD-ROM sur la machine, c'est la seule méthode
envisageable.
Bootez ensuite sur la disquette et suivez les instructions.
À partir du CD-ROM. La plupart des distributions sont sur un CD-ROM bootable. Si votre PC accepte de booter sur cdrom, vous insérez le cdrom et vous démarrez. Enfantin.
À partir de DOS/Windows. La plupart des distributions ont un programme DOS capable de démarrer l'installation. Sous RedHat, c'est autoboot.bat dans \dosutils. Sur Mdk 8.0 et plus, ne cherchez pas, il n'y en a plus.
Pour l'installation (et surtout le boot à partir de disquette) il faut créer deux disquettes de démarrage pour une RedHat 6.0 et une seule pour une RedHat 6.2. L'une d'elle est le boot disk et l'autre le root disk. La procédure de création des disquettes est la même que pour l'installation sur un PC. On peut utiliser rawrite. Les deux images boot et root doivent se trouver dans le répertoire images.
Lors du premier démarrage, insérer la disquette boot et, après les tests de la machine, interrompre le boot par STOP-A. Attention si on a un clavier Qwerty, il faut taper STOP-Q. Pour la station alpha un bon vieux CTRL-C fera l'affaire.
Ensuite taper n et se laisser guider par les menus. Normalement pour booter sur la disquette vous devrez taper une commande comme : boot floppy.
Il suffit de taper : boot floppy. Sinon la commande help vous donne toute l'aide nécessaire.
La station va redémarrer et booter sur la disquette, elle va charger le noyau et va ensuite vous demander la disquette root. Insérez-la et appuyez sur <Enter>. Normalement votre Linux est démarré et il ne vous reste plus qu'à l'installer. La suite de l'installation est la même que pour un PC.
Si votre ancien OS boote malgré tout, il faut interrompre le boot en tapant lors du démarrage <STOP-A>. Attention, si on a un clavier Qwerty, il faut taper STOP-Q. Ensuite se laisser guider par les menus. (n pour le nouveau menu).
Ensuite, pour booter la machine, il faut taper une des commandes suivantes :
boot /sbus/esp/sd4,0
boot /sbus/esp/sd1,0
On me signale que sur Sparc 5, ça boote très bien à partir du CDROM (id=6). À la mise sous tension : STOP+A (même avec un clavier US). Ensuite : boot cdrom et installation standard. Attention ! par défaut, il n'utilise qu'un DD il faut prendre installation personnalisée pour pouvoir utiliser les 2 DD. (d'après Claude Hiebel)
Comme pour les Sun j'ai réalisé l'installation à partir du net avec une connexion FTP à partie des deux disquettes de boot et root (faites à partir de rawrite). Ensuite il suffit de démarrer la station avec la disquette boot dans le lecteur. Après ses premiers tests vous avez l'invite > > > et vous allez indiquer que vous voulez booter sur la disquette par la commande b dva0. Si vous désirez plus d'informations, faites help boot. Ensuite il y a un accès sur la disquette, il s'agit du chargeur aboot qui démarre. Ce dernier vous rend la main par aboot> et la vous répondez <0> (ceci est la configuration qui charge le noyau de la disquette).
Lors du partitionnement du disque de boot, il faut faire attention, si vous choisissez d'installer aboot, de commencer la première partition au cylindre 2. En effet aboot s'installe sur le premier cylindre.
Aboot charge alors le noyau, et cela peut être très long (on peut même penser que c'est planté : 25min) puis le noyau se charge. Une nouvelle invite vous propose de remplacer la disquette boot par la disquette root ce que vous vous empressez de faire. Le noyau finit de booter et vous arrivez sur la page d'accueil d'installation de la distribution. Il ne vous reste plus qu'à faire l'installation comme avec un PC.
Si vous êtes moins chanceux et que vous installez à partir du CD-Rom (dkaxxx ou xxx vaut 400 500 suivant l'ID SCSI du CD-Rom) il vous faudra entrer la ligne de commande suivante :
>Â >Â >boot dkaxxx -fi /kernels/generic.gz -fl root=/dev/scd0, bootdevice=/dev/sr0
Probablement le problème le plus complexe. Tout d'abord, remettons les pendules à l'heure. Sous Windows, c'est plus simple...parce qu'on l'installe sur un disque vierge. Partitionner un disque dur « à chaud », c'est-à -dire sans détruire les données qui s'y trouvent est une opération délicate, et s'arranger pour installer un deuxième système et une méthode de démarrage permettant de choisir le système à démarrer est un autre défi (que Linux relève avec panache).
Rappelons qu'une partition est une zone du disque physiquement distincte des autres (contrairement aux répertoires qui sont des entités logiques, mais n'ont pas d'existence physique). Chaque partition porte un système de fichiers, qui permet d'écrire des données faciles à retrouver (ex : vfat ou ntfs pour Windows, ext3 pour Linux, etc.).
Les partitions du disque des PC
Les disques durs des PC peuvent supporter 4 partitions par disque, pas une de plus. Ces partitions peuvent s'appeler primaires ou étendues. Les partitions primaires sont indivisibles. La (seule possible) partition étendue sert à référencer des partitions logiques. Cette astuce permet de dépasser les 4 partitions autorisées.
Pour information, sachez que les partitions n'ont aucune existence physique sur le disque. Il s'agit simplement d'une table des matières, indiquant les numéros de secteur de début et de fin. La partition étendue (ou plutôt « extensible ») n'est référencée que par un emplacement. Il s'agit, en fait, d'un carnet d'adresses accessoire à la table de partitions principale. En tant que telle, elle permet de créer des partitions n'importe où sur le disque.
Numérotation des partitions
Si votre disque dur est de type IDE, son nom commencera par hd. Le premier de la première nappe est hda, le deuxième hdb, le premier disque de la deuxième nappe hdc et le deuxième de la deuxième nappe hdd. Si vous avez des disques UDMA66 en plus des connecteurs IDE ordinaires, ça commence à hde. Si votre disque est SCSI, il s'appelle sd???. Le premier est sda, le deuxième sdb, etc.
Si votre disque dur est Serial ATA, il peut être considéré comme IDE (hde) ou SCSI (sda), selon les paramètres de votre distribution.
Si votre disque est partitionné, son nom ne change pas, pas plus que celui des suivants, mais on ajoute un numéro : sda1, hdb4, etc. La numérotation des partitions logiques commence à 5.
Une absence de numéro désigne un disque non partitionné (comme un CD-ROM) ou le secteur de boot du disque.
Comment partitionner ?
Si votre disque dur est vierge et que vous voulez Linux tout seul, vous pouvez lancer l'installation directement. S'il est vierge et que vous voulez Windows, commencez par partitionner avec fdisk sous DOS ou avec un microlinux (tomsrtbt), puis installez Windows sur la première partition, puis installez Linux.
Si votre disque dur contient déjà Windows, commencez par défragmenter Windows et forcez un scandisk, ce qui aura pour effet de rassembler au début du disque tout Windows et libérera de la place pour partitionner, sauvegardez toutes vos données, puis tentez un partitionnement (fips sous DOS, ou Partition Magic). Vous pouvez sauter cette étape si votre distribution possède un partitionneur non destructeur intégré au processus d'installation (diskdrake ou qtparted par ex.). Vous pouvez aussi utiliser le partitionneur de Mandriva (le seul à proposer le redimensionnement et autant d'options faciles à comprendre) pour installer n'importe quelle autre distribution, en commençant une installation par le CD 1 de Mandriva, puis en l'interrompant après le partitionnement..
Quelles partitions ?
Le minimum pour Linux est...1 partition. En fait, on en utilise souvent davantage.
La swap
Presque toutes les distributions vous obligent à utiliser une partition de swap (=fichier d'échange = mémoire virtuelle). Cette partition servira à écrire lorsque la mémoire vive déborde. Dans le temps, on disait que le swap devait faire le double de la taille de la RAM. Maintenant que le kernel a changé et que les RAM sont énormes ainsi que les disques durs, une fois la RAM est généralement suffisant. Idéalement placée vers le début du disque (plus rapide). hda5 est généralement un bon choix.
Pour le type de formatage, le plus simple est d'utiliser ext3, en attendant ext4 ou btrfs.
/
Ici se trouve la partition racine du système. Obligatoire. Plus ou moins grande selon ce que vous mettrez dessus. Sachez que la saturation de cette partition est dangereuse pour le système. Donc éviter tout ce qui peut grandir. Tous les répertoires ci-dessous se placeront ici si vous ne leur spécifiez pas de partition spécifique.
/boot
Il peut être bon que le système de démarrage soit sur une partition à part. Une bonne raison est l'utilisation d'un système de fichiers Reiserfs, qui n'est pas supporté par certains systèmes de boot. Donc un /boot en ext2, de très petite taille (8 Mo). Idéalement en début de disque (hda1). Cela rend possible le boot dans certains cas (gros disques mal gérés par les BIOS). Actuellement (2009), il n'y a plus guère de raison de créer une partition de boot.
/home
Ici seront vos données. L'intérêt de les séparer physiquement est de pouvoir, par exemple, réinstaller Linux sans toucher à vos données. Donnez la taille que vous voulez.
/usr
Ici seront installés les programmes. Cette partition doit être de grande taille (au moins 1 Go, 5 ou 6 avec les disques modernes et les distributions énormes actuelles). Vous pouvez ne pas créer de /usr. Simplement, votre / sera plus grande. Et attention à ne pas installer trop de programmes qui satureraient alors /. (Cette partition est facultative)
/var
Sans doute une partition très utile. Votre système écrit régulièrement ici des données. Comme la partition racine (/) ne doit jamais saturer, il est prudent que les données changeantes (données de mysql, par exemple) soient sur une partition à part. Une centaine de Mo convient très bien. Beaucoup plus si vous voulez être un serveur apache, muysql ou autres. (Cette partition est facultative)
/root
Pour la même raison que /home, puisque /root est le /home du chef. Format ext* ou reiserfs. (Cette partition est facultative)
En résumé, sachez que tous les répertoires qui n'ont pas une partition spécifique seront automatiquement installés dans la partition /. Ne tentez surtout pas une partition /etc ou /bin : vous ne pourriez pas démarrer.
hibernation
Si vous voulez faire du « suspend to disk » sur un portable, préparez cette partition avec l'outil spécial, généralement avant tout autre partitionnement. J'ai eu de gros ennuis avec l'hibernation, qui me bouisillait ma swap à chaque utilisation.
Le swapsusp
Votre partition de swap, pourvu qu'elle soit plus grande que votre RAM,
peut servir à stocker l'état de votre mémoire, donc tout l'état du
système. Vous éteignez votre système avec la commande # swsusp,
et, au rallumage, le système de démarrage ira lire cette image dans la
swap, pour peu que vous l'ayez déclarée comlme option de démarrage, par
exemple dans lilo.conf, sous la forme d'une commande comme
append="resume=/dev/hda1". Au redémarrage, votre système
s'allumera exactement dans l'état où vous l'éviez éteint.
partition Windows.
Si vous n'avez que Linux, il n'y a plus de grand intérêt à prévoir une partition Windows.
Le système d'installation va ensuite vous proposer une incroyable quantité de logiciels à installer, généralement groupés par genre.
Si vous choisissez tout, l'installation pourrait prendre pas mal de temps (genre 1 ou 2 heures) et occuper 3 ou 4Â Go de disque.
Si vous choisissez peu de choses, vous risquez d'être gêné aux entournures. Essayez de lire l'aide qui accompagne les paquetages. Une idée quand même : si vous comptez installer des logiciels distribués sous forme de source, vous devez avoir tous les outils de développement (langages et bibliothèques), dont le nom finit souvent pas dev ou devel. Ça occupe un gros volume, mais c'est assez fastidieux si vous voulez les installer ensuite à la main. Les autres programmes sont assez faciles à ajouter ultérieurement.
Une astuce : vous pouvez installer un minimum de choses afin de faire une première installation rapide. Regardez à la fin si tout marche comme vous voulez, et recommencez l'installation, cette fois complète. Vous n'aurez pas besoin de refaire l'opération délicate du partitionnement, puisqu'elle est déjà faite. Ou ajouter les paquets supplémentaires au moyen d'un utilitaire perfectionné comme urpmi ou apt-get.
Votre logiciel d'installation devrait vous paramétrer plus ou moins automatiquement le mode graphique. Il se peut qu'il échoue. Dans ce cas, vous devriez avoir au moins un mode graphique qui fonctionne : le mode VGA 16 (640 x 480 en 16 couleurs). Ça vous donnera le temps pour installer mieux ensuite. Si le mode graphique passe bien les tests, vous devriez pouvoir accepter que le mode graphique démarre automatiquement au boot. Si lors du premier reboot, vous tombez sur quelque chose d'inutilisable (clignotements horribles, etc.), rebootez et signalez au gestionnaire de boot que vous voulez démarrer dans un niveau inférieur (tapez linux 3 à l'invite de LILO ou tapez e à l'invite de GRUB (reconnaissable à l'inscription « stage1 stage2 » ), et ajoutez 3 en fin de ligne. Sur certaines distributions (Debian) mettez plutôt S. Vous arriverez en mode texte et aurez tout le temps pour faire un paramétrage manuel en éditant le xorg.conf.
Vers la fin de l'installation, le programme d'installation vous demandera où vous voulez installer le système de démarrage, et peut-être quel programme de démarrage vous voulez utiliser.
L'emplacement du système de boot
Votre premier disque dur possède un secteur de boot, qui est automatiquement lu par le BIOS lors du démarrage (master boot record = mbr). C'est généralement ici que vous allez installer le programme de démarrage. Si vous avez plusieurs OS à démarrer, c'est à ce moment que vous devez les déclarer. Généralement, le programme d'installation les trouvera sans votre aide. Le disque dur possède également un secteur de boot par partition. Vous pouvez installer ici votre système de démarrage, mais sachez que vous aurez de toutes façons besoin d'un système de boot sur le mbr qui saura chercher ici le démarrage de Linux.
Si vous avez des disques SCSI et IDE dans la même machine, c'est toujours le mbr du premier disque IDE qui sera lu. Donc, pas d'installation sur le mbr du SCSI. De plus, Linux ne sait démarrer que sur les deux premiers disques. Or les disques IDE sont comptés en premier. Donc pas de Linux sur un disque SCSI si vous avez 2 disques IDE. Donc, généralement, acceptez le mbr. Sachez aussi que le processus d'installation de Windows efface le mbr, ce qui oblige dans une machine multiboot, soit à installer Windows en premier, soit si l'on installe Linux en premier à avoir une disquette de boot sous la main pour pouvoir relancer Linux ultérieurement et reconstituer un secteur de démarrage en multiboot.
Enfin, le commande magique pour restaurer un mbr défaillant (ou pour revenir à un DOS sans Linux) : fdisk /mbr sous DOS. Avec XP, Bootez avec le cd de windows. Au tableau de setup taper sur « R » (mise a jour d'une version de windows déjà installée). Au prompt tapez « fixmbr » et le tour est joué.
Sous Linux, vous pouvez restaurer le MBR avec dd : dd if=/dev/zero of=/dev/hda bs=446 count=1
Pour restaurer le secteur de boot d'une partition ordinaire : dd if=/dev/zero of=/dev/hdc6 bs=512 count=1
Le choix du logiciel de démarrage
Les distributions en proposent souvent plusieurs.
Lilo
C'est le système historique. Il a besoin de connaître l'emplacement physique (numéro de secteur) des fichiers de démarrage (noyau). Souvent un bon choix, mais refuse de booter certaines machines.
Grub
Beaucoup plus puissant. Il est capable de monter les systèmes de fichiers et de chercher les fichiers à démarrer tout seul (emplacement logique, c'est-à -dire nom du fichier).
Loadlin
C'est un logiciel DOS qui sait booter Linux à partir de DOS/Windows. Pratique si vous utilisez surtout Windows ou si vous ne voulez pas toucher à votre mbr.
Les autres
Rarement proposés lors de l'installation. Citons chos ou Xosl (démarreur graphique s'installant sous DOS).
Ceci n'est qu'un petit survol de l'installation de Linux, simplement destiné à aborder l'installation avec les notions de base et à vous faire éviter quelques pièges. Il y a souvent des surprises, pas toujours faciles à démêler, même pour un vieux routier. Lisez bien les explications qui accompagnent votre distribution. Ne vous découragez pas, le jeu en vaut la chandelle. Et dès que ça bootera proprement, passez à la suite...
L'ordinateur vient d'effectuer son premier démarrage après l'installation.
Plusieurs cas sont possibles selon votre distribution et les options d'installation que vous avez choisies.
Normalement, après une installation réussie, Linux tourne, mais sans utilisateur. Vous devez voir une invitation à taper votre identifiant (login). L'utilisateur principal s'appelle root (racine) (Ne pas confondre avec le répertoire racine, à l'origine de toute l'arborescence des fichiers !). Tapez root comme nom d'utilisateur, puis validez. Ensuite, on vous demande un mot de passe (password). Inventez-en un (si ce n'est déjà fait lors de l'installation), tapez-le une fois, puis confirmez. Si vous avez fait une installation sans mot de passe, tapez simplement sur <Entrée>.
À ce moment, vous êtes logé en tant que root. Vous êtes sur une console (=terminal) de texte, dans un shell, c'est-à -dire un interpréteur de commandes. Vous devez voir une invite se terminant par # (spécifique du superutilisateur). Cette invite est souvent représentée par « % » dans les docs. Il est bien évident qu'il ne faut pas reproduire ce signe lorsque vous tapez une commande.
Quelques exemples de commandes que vous pouvez utiliser dès maintenant :
date
factor 12 factorise 12
cal, cal 12 1999, cal 2000 : et voilà des calendriers !!
echo 2+3|bc doit vous renvoyer « 5 ». Pas besoin de calculette. Marche aussi comme ceci : echo $((2+3)).
Dans ce cas, vous avez un écran graphique qui vous demande qui vous êtes et votre mot de passe. Une fois validé, vous arrivez sous un Linux graphique, c'est-à -dire un terminal graphique sous X. C'est plus long, mais c'est plus joli. Lorsque vous voudrez taper des commandes comme précédemment, vous pourrez soit lancer un xterm, c'est-à -dire une boîte permettant aussi bien la saisie de commandes que l'affichage du résultat (les menus de base de votre environnement graphique doivent vous mettre quelque part à disposition un moyen d'en lancer un facilement), soit basculer sur une console texte.
Dans ce cas, vous n'avez absolument rien à faire, le système tape les mots de passe à votre place pour l'utilisateur par défaut. Vous arrivez directement en mode de travail sur une console graphique. Il va sans dire que ce mode de démarrage ne doit être employé que si la machine n'est pas accessible à des personnes indésirables.
Généralement, vous trouverez le message « you have new mail » dès votre connexion. Pour voir votre courrier, tapez tout simplement : mail.
Vous verrez une liste de messages. Pour en lire un, tapez son numéro, puis <Entrée>. Pour le détruire : delete le _numéro. Quitter : q.
Plus de détails : man mail.
Ces messages sont dans le fichier /var/spool/mail/news. Par la suite, vous pourrez faire pointer votre client mail graphique sur ce répertoire pour les lire plus confortablement.
dmesg. Ça défile encore trop vite ! J'ai raté le début !
Pas de panique : dmesg|less, puis les flèches haut et bas. q pour quitter. Vous venez de faire une commande très puissante : un tube (pipe). La redirection du résultat de dmesg vers le programme d'affichage less.
Plus simple : essayez la combinaison <Maj-Haut de Page >. Vous devriez vous retrouver dans le texte au dessus de la ligne de commande (la simple flèche haut vous aurait rappelé les dernières commandes).
Vous pourrez lire plein d'informations sur la version du noyau, les disques, les ports série ou le driver de carte son...
D'autres infos hyper-intéressantes : lisez donc /var/log/messages. Pour ne voir que la fin (ce qui vous intéresse) : tail /var/log/messages. Encore mieux : voir les messages système en temps réel : tail -f /var/log/messages (<Ctrl-c> pour quitter). Cette commande est hyper-intéressante lorsque vous êtes confronté à un problème inexplicable : path erroné...
D'une manière générale, il y a beaucoup d'informations intéressantes dans /var/log.
Attention !
Pendant le boot, vous verrez parfois le message indiquant que le disque a été mounté un nombre maximal de fois et que la vérification est forcée (« disk has reached maximal count - check forced »). La machine s'arrête alors un certain temps. N'éteignez surtout pas. Attendez simplement que la vérification du disque soit terminée. Cette vérification se fait automatiquement tous les X démarrages. L'intervalle peut être changé avec tune2fs.
Linux étant bien élevé, il permet le démarrage des autres OS, mais comme sa bonne éducation a des limites, il se paramètre comme OS par défaut pendant l'installation.
Si vous utilisez lilo, vous devez voir au démarrage s'inscrire sur l'écran « LILO boot: ». À ce moment, appuyez vite sur <Tab> (anciennes versions de lilo) ou choisissez dans le menu le bon système (nouvelle version). S'il s'inscrit « dos » ou « windows », ou quelque chose comme ça, c'est que lilo connaît votre partition DOS, et en tapant dos à l'invite, dos/windows démarrera.
Si l'installation automatique de lilo n'a installé que Linux, éditez le fichier /etc/lilo.conf.
Vous devriez y trouver quelque chose comme ceci :
boot=/dev/hda map=/boot/map install=/boot/boot.b vga=normal default=linux # à changer si vous voulez Windows par défaut keytable=/boot/fr-latin1.klt # vous permet de taper avec le bon clavier déjà installé. prompt timeout=50 #temporisation avant le démarrage automatique message=/boot/message # message intéressant à afficher other=/dev/hda1 #la partition win. label=windows # c'est le nom qui apparaît pour booter Windows. Ça pourrait être n'importe quoi d'autre. table=/dev/hda image=/boot/vmlinuz label=linux # c'est le nom qui apparaît pour booter Linux. root=/dev/hda3 # la partition Linux. initrd=/boot/initrd.img append="" #options possibles read-only |
Ajoutez les lignes nécessaires, enregistrez, puis tapez lilo pour
que les modifications soient prises en compte.
(pour en savoir plus : man lilo).
Astuce : pour redémarrer automatiquement en mode Windows depuis Linux avec lilo, tapez lilo -R windows;reboot, en supposant que « windows » est bien le nom que vous avez donné comme nom de démarrage de Windows.
Autre astuce : si votre système ne boote plus (ou Windows a effacé Lilo en se réinstallant), démarrez à partir d'une disquette ou d'un cdrom, montez votre partition racine dans un répertoire quelconque du système provisoire, réparez votre /etc/lilo.conf si nécessaire, puis tapez lilo -r le_répertoire_quelconque.
Si vous voulez être moderne, lilo a un successeur en la personne de chos. 1 avantage : il est plus joli. Il se configure à la main (dans /etc/chos.conf) ou avec vchos. Attention à avoir une disquette de boot sous la main ; parce que chez moi, ça fait un joli kernel panic sur une machine.
Lilo a maintenant un menu graphique. Contrepartie : la touche <Tab> ne fait plus rien.
Si vous voulez être puriste, utilisez GRUB, le boot loader 100 % GNU . La sélection se fait dans un menu en utilisant les flèches du clavier.
GRUB s'utilise assez différemment de Lilo.
La nomenclature des disques obéit à des règles différentes : premier disque (IDE ou SCSI, peu importe) : hd0, première partition : hd0,0.
Vous devez d'abord taper grub. Puis, à l'invite, tapez find /boot/grub/stage1. Cela vous donne un résultat du genre « hd0,0 ». Notez-le bien, puis tapez root (hd0,0), puis setup (hd0) pour une installation sur le mbr du premier disque ou setup (hdx,y), avec x comme numéro de disque et y comme numéro de partition. Quittez par quit.
Si les réglages par défaut ne vous conviennent pas, éditez le fichier /boot/grub/menu.lst.
Il doit ressembler à quelque chose comme ça :
timeout 5 # le délai avant que ça ne démarre tout seul color black/cyan yellow/cyan # les couleurs. i18n (hd0,4)/boot/grub/messages # le fichier où se trouvent les messages dans votre langue. keytable (hd0,4)/boot/fr-latin1.klt # la langue du clavier default 0 # le système lancé par défaut à l'issue du timeout, ici le premier de la liste title linux_2218 # le libellé de menu à choisir kernel (hd0,4)/boot/vmlinuz-2.2.18 root=/dev/hda5 3 vga=0x318 # le « 3 » force le démarrage en init 3 et le « 0x318 » concerne le mode d'affichage, ici 1024x768 en 24 bits. On aurait pu mettre « ask », auquel cas vous auriez tapé 0318 quand on vous le demande. title windows #le menu pour démarrer Windows. root (hd0,0) makeactive chainloader +1 |
Astuce : contrairement à LILO, vous n'avez pas besoin de refaire la procédure d'installation de Grub si vous modifiez un simple réglage dans menu.lst. En effet, contrairement à LILO qui est obligé de connaître l'adresse physique sur le disque, GRUB est capable de monter le file system et il se contente de l'adresse logique (nom du fichier).
Autre astuce : si vous voulez ajouter un paramètre pendant le boot, tapez sur la touche e.
Cas de loadlin : comme loadlin est un utilitaire qui vous permet de lancer Linux à partir de DOS, il est bien évident que le boot de Windows n'est pas changé.
En revanche, vous pouvez démarrer Linux avec Loadlin sans lancer totalement Windows (gain de temps). Pour ceci, il vous faut faire un menu de démarrage.
Contenu de config.sys (d'après Jean-Pierre Vidal)
DEVICE=C:\WINDOWS\HIMEM.SYS DEVICE=C:\WINDOWS\EMM386.EXE [menu] menuitem=WIN,Windows menuitem=LINUX,Linux menudefault=LINUX [WIN] device=C:\WINDOWS\COMMAND\display.sys con=(ega,,1) Country=033,850,C:\WINDOWS\COMMAND\country.sys shell=C:\COMMAND.COM C:\ /E:4096 /p lastdrive=z [LINUX] shell=c:\loadlin\loadlin.exe c:\loadlin\vmlinuz root=/dev/hda3 mem=128M [common] |
...et j'en ai davantage !
Cela se détecte par la commande free.
Si votre mémoire reste limitée à 64 Mo, vous devez lancer Linux à partir de Lilo en tapant linux mem=128M. Pour automatiser la chose, éditez le /etc/lilo.conf et ajoutez, dans la section qui lance Linux, la ligne :
append= "mem=128M" |
Enregistrez et tapez lilo.
Si vous utilisez Loadlin, voyez à la rubrique consacrée à Loadlin.
Important : ne mettez pas cette ligne n'importe où. Cherchez à comprendre la logique du fichier de configuration. « append » veut dire « ajouter à la fin ». Cette commande doit donc être dans le paragraphe qui va bien et après la commande qui lance Linux.
Astuce : pour savoir ce que le gestionnaire de boot a vraiment ajouté comme option, lisez donc le fichier /proc/cmdline.
Autre piège : les PC dont le BIOS permet le trou de mémoire entre 15 et 16 Mo (pour certaines vieilles cartes graphiques ISA ou VESA). Si vous activez cette fonction, Linux ne trouvera que 15 Mo (Linux ne sait pas gérer les trous dans la mémoire). Merci à Jean-Bernard Jacquet.
Autre subtilité : si vous avez plus de 800 Mo de mémoire et que votre noyau n'est pas compilé pour les grosses mémoires, vous gaspillerez toute la mémoire non gérée. Le problème, c'est que, s'il est clair que pour les très grosses mémoires, il faut bien activer cette option, pour les mémoires proches de 1 Go, cela peut aboutir à une moindre performance (sujet débattu).
Encore un piège : alors que Windows peut s'accommoder d'un mélange de type de RAM (EDO, etc.), Linux peut ne pas l'accepter.
Astuce : ne paniquez pas si free vous montre une toute petite quantité de mémoire libre. En fait, il garde un maximum d'infos dans des caches et ne libère cette mémoire que lorsqu'il y en a vraiment besoin (ligne buffers/cache). Plus de détails avec cat /proc/meminfo.
Essayez mkbootdisk. Si ce programme est présent sur votre machine, vous êtes sauvé. (en fait : mkbootdisk --device /dev/fd0 2.2.18 si votre lecteur de disquettes est le premier et que vous avez une copie du noyau en /boot/vmlinuz-2.2.18)
Au prochain boot, introduisez la disquette avant de démarrer (à condition que votre BIOS soit bien réglé pour le boot sur disquette), et à l'invite de LILO, tapez rescue pour démarrer sur la disquette, ou linux pour démarrer sur le disque dur (tout ceci concerne RedHat).
Pour faire une copie binaire exacte (génération de disquette d'installation) : dd if=fichier_sur le disque_dur of=/dev/fd0 (if=input file, of=output file).
Je crois que la disquette de boot ne fonctionne pas si vous avez un disque UDMAÂ 66.
Sur Mandriva, votre cdrom d'installation peut très bien servir de disquette de boot.
Si votre noyau est trop gros pour tenir sur une disquette, il faut la formater en 1,7Â Mo.
Les principales commandes sont dans /bin, /sbin (les commandes du chef), /usr/bin, /usr/sbin, /usr/X11R6/bin et /usr/local/bin. Allez donc voir les noms des fichiers qui y sont présents (ls /bin). Si vous aimez l'aventure, tapez un nom qui sonne bien. Si ça ne donne rien, tentez man macommande (ou info macommande). Ça peut vous donner plein de renseignements.
Mieux : tapez une lettre au hasard, puis 1 ou 2 fois sur <Tab> (selon version de BASH). Vous verrez apparaître toutes les commandes commençant par cette lettre. Encore mieux : tapez directement <Tab>. Vous verrez apparaître le nombre de commandes disponibles (souvent plus de 1 000). Acceptez de toutes les voir (y), et bon courage ! Ceci n'est pas valable dans tous les shells. Connaître votre shell : echo $SHELL.
Pour lancer une commande, mieux vaut la faire suivre de & si son action doit être permanente. Cela permet de la lancer en tâche de fond et de ne pas mobiliser une console (updatedb &). Attention ! La fermeture de la console fermera la programme. L'espace avant le & est facultatif. Il est déconseillé d'utiliser le & si cette commande renvoie des messages à la console. Cela risque de perturber votre travail ultérieur.
Si vous voulez récupérer l'usage d'une console occupée par un programme, tapez <Ctrl-z>, puis bgn (background). Votre programme retournera à l'arrière-plan, d'où il n'aurait jamais dû partir. Pour le ramener en avant-plan : fg.
Sinon, les principales commandes (il y en a entre 1 000 et 2 000 sur un Linux moyen) sont ls (liste des fichiers=dir sous DOS), cd (change directory), cp (copie un fichier), mkdir (make directory), rm =remove (rm -rf monrépertoire efface un répertoire plein), rmdir (enlève un répertoire vide), mv =move, déplace ou renomme (mv ancienfichier nouveaufichier), vi (édite ou crée un fichier texte), find, whereis ou locate (recherche de fichier), grep (recherche de chaîne dans les fichiers), chown (changement de propriétaire), chmod (changement des autorisations à un fichier), tar pour (dés)archiver, gzip pour (dé)zipper, bzip2 quand c'est zippé en bz2, ln -s crée un lien symbolique (ln -s fichiercible lien), cat, qui envoie quelque chose vers quelque part (l'écran par défaut), et bien sûr man (manuel) et info.
Ces commandes de base sont en fait intégrées dans le BASH. Vous ne les trouverez pas dans les répertoires de binaires. Pour en connaître la liste, faites man bash et lisez le premier paragraphe. Les explications sont plus bas dans la page.
Pour man, tapez man lacommandequejeveuxconnaître. Si vous ne connaissez pas le nom de la commande qui fait ce que vous voulez, tapez makewhatis (une fois pour toutes), puis man -k lemotcléquejecherche. Un petit problème : les pages de man sont regroupées en plusieurs répertoires numérotés, pouvant contenir des mans de nom identique, mais de contenu différent. Par exemple, si vous voulez le man mtools.5, la commande man mtools affichera le man mtools.1. Dans ce cas, faites man 5 mtools.
Dans KDE, tapez en URL de Konqueror #lacommande ou man:/lacommande. La page man s'affichera dans Konqueror avec des liens hypertexte. Pour les pages info, faites ##lacommande ou info:/la_commande dans la barre d'URL de Konqueror. On n'arrête pas le progrès.
La commande locate (recherche de fichiers) est un peu particulière : elle s'appuie sur une base de données, qui doit etre remise à jour la nuit, par ex. grâce au système (ana)cron. Si vous voulez forcer la mise à jour : updatedb (script basé sur find). Les recherches sont ensuite beaucoup plus rapides et faciles (pas besoin de caractères joker). Cette base de données est en fait le fichier /var/lib/slocate/slocate.db (normal qu'il soit dans /var, c'est un fichier variable). Si vous n'avez pas ces programmes, installez slocate.
À l'inverse, si vous voulez connaître l'emplacement exact d'une commande : type la_commande.
En mode Emacs (vérifiez par set -o).
<Tab> : complète la commande
<CTRL-U>Â : efface tout ce qui est a gauche du curseur
<CTRL-A> : début de ligne.
<CTRL-E> : fin de ligne (merci à T. Stoehr)
<CTRL-W> : efface le mot à gauche du curseur
<Esc B> ou <Alt-B>Â : recule d'un mot
En mode vi (set -o vi) : utilisez les commandes de vi pour activer un mode commande ou un mode insertion.
Autres astuces : man bash.
Une autre bonne lecture : Bash-Prog-Intro-HOWTO.html.
Linux est multiutilisateur. Même si vous êtes seul, il est indispensable de créer au moins un compte utilisateur. La raison en est simple : le chef (root) peut tout faire, y compris planter la machine (par exemple en dézippant un fichier dans un disque plein) ou tout effacer (rm /* au lieu de rm *). Les puristes vous diront même qu'il est déconseillé de lancer X sous root (car X accède au matériel, et a le pouvoir de tout bloquer, ce qu'il ne se gène pas pour faire).
Vous verrez que pour effectuer les commandes, il est facile de lancer le compte root sans avoir besoin de quitter votre compte utilisateur.
adduser duduche. Cette commande crée en même temps un répertoire /home/duduche (noté ~/ dans les docs), dans lequel Duduche aura ses fichiers. Les autres (les membres du groupe, ou tous les autres) ne pourront pas les lire ou les modifier, sauf s'il leur en donne le droit. En fait, adduser est un script qui appelle useradd et crée en plus le home du nouvel utilisateur.
Le /home/duduche contiendra à sa création un certain nombre de fichiers cachés (commençant par « . »), qui pourront être édités selon les besoins. Ces fichiers sont des copies de ceux contenus dans /etc/skel. Si vous voulez faire des modifications qui concerneront tous les nouveaux utilisateurs (wm par défaut, alias, path...), éditez plutôt ces fichiers (en tant que root).
Les utilisateurs sont enregistrés dans /etc/passwd.
Sans autre précision, ils appartiennent au groupe par défaut, appelé « users ». (Il y a 3 niveaux de droits : lire, écrire et exécuter, pour trois niveaux d'utilisateurs : moi, le groupe, et tous, soit 27 combinaisons possibles pour un fichier).
Si votre commande adduser (ou useradd) ne fonctionne plus, vérifiez s'il n'existe pas un /etc/pwd.lock, et détruisez-le (rm /etc/pwd.lock).
Retirer un utilisateur et tous ses documents : userdel -r duduche.
Quels sont les utilisateurs actuellement connectés ? who. Qui suis-je ? whoami.
logout ou <Ctrl-d> quitte votre compte actuel. Sinon, lancez un deuxième terminal par <Alt-F2>, et répondez à la demande de login. Vous pourrez rebasculer sur la première console par <Alt-F1>.
Pour passer provisoirement en mode super-utilisateur sur la même console : su (=switch user). Pour passer provisoirement sur un autre compte non root : su autreutilisateur. Cette possibilité est très intéressante : vous lancez un utilisateur normal pour votre travail ordinaire, et, si vous avez besoin de faire un réglage : su. Si vous voulez aller directement dans le répertoire du chef avec les variables du chef en devenant le chef, su -. Si vous voulez devenir un utilisateur ordinaire : su - bebert. Si vous oubliez le « - », le système refusera de changer d'utilisateur au motif que vous êtes dans le répertoire du chef.
Attention ! Si vous êtes passé de duduche à Bebert par su - Bebert, ne repassez pas à duduche par su, mais par logout (=<Ctrl-d>) ou exit.
Astuce ! Si vous voulez simplement lancer un programme sous le compte root : su -c le_programme. Répondez au mot de passe demandé, et c'est tout.
passwd duduche sous root ou passwd tout court sous le compte de duduche.
Créer un groupe : groupadd le_nouveau_groupe. Ce nouveau groupe est maintenant enregistré dans /etc/group.
Ajouter l'utilisateur bebert au groupe nouveau_groupe : gpasswd -a bebert nouveau_groupe
Identifier les groupes auxquels appartient l'utilisateur : groups bebert
Changer un fichier de groupe : chgrp groupe-cible fichier. Ce n'est possible que si le propriétaire qui lance la commande appartient aux 2 groupes (source et cible).
Si vous faites un ls -l sur un fichier quelconque, vous verrez des détails insoupçonnés sur votre fichier :
-rw-r--r-- 1 bebert users 231473 nov 2 1998 snapshot02.gif
le premier tiret signifie qu'il s'agit d'un fichier simple (remplacé par d pour un répertoire et l pour un lien).
Viennent ensuite 3 groupes de rwx (r=read, w=write, x=execute). Le premier concerne le propriétaire (u=utilisateur), le deuxième concerne le groupe et le troisième le reste du monde. Le cas classique est le fichier sur lequel l'utilisateur a tous les droits, le groupe seulement la lecture et le reste du monde rien du tout. Cela donne « rwxr-x--x ».
Pour tout compliquer, il existe un équivalent chiffré :
Le premier groupe de lettres rwx correspond aux centaines, le deuxième aux dizaines et le dernier aux unités.
Dans ce système, r vaut 4, w vaut 2 et x vaut 1. Dans notre exemple, rwxr-x--- vaut 750.
Si vous voulez attribuer vous-même des propriétés, faites chmod 777 le_fichier_que_je donne_a_tout_le_monde.
Pour compliquer encore plus, il existe des bits qui donnent des caractères particuliers aux fichiers :
Le setuid, qui donne les droits du propriétaire à un autre utilisateur.
Exemple : faites ls -l /usr/bin/passwd. Le résultat donne :
-r-s--x--x 1 root root 22656 oct 24 1999 /usr/bin/passwd
Vous constatez un « s » dans les droits utilisateurs. Cela signifie qu'un utilisateur quelconque peut utiliser ce programme et obtenir le même résultat que s'il était root, c'est-à -dire écrire dans le fichier /etc/passwd, réservé au root. Les changements peuvent se faire par chmod +s, ou chmod g-s, ou toute commande adaptée à vos besoins. Attention ! Un fichier setuid root est un gros trou potentiel de sécurité.
Enfin, le sticky-bit (t) permet d'empêcher l'effacement d'un fichier, même situé dans un répertoire ouvert à tous.
Pour information, ces bits supplémentaires (s et t) sont enregistrés dans un quatrième chiffre placé avant les trois chiffres simples des droits. Sa valeur habituelle est de 0, ce qui fait qu'on peut le sous-entendre. Exercice : essayez chmod 7777 fichier_test, puis ls -l.
Pour les répertoires, le droit x ne vaut pas pour l'exécution (avez-vous déjà essayé d'exécuter un répertoire ?), mais pour le droit de passage.
Attention ! Vous pourrez effacer fichier ne vous appartenant pas dans un répertoire où vous avez le droit d'écriture, mais pas le lire.
Encore un piège ! Les droits par défaut sur une partition sont donnés par umask lors du montage. La notation se fait par soustraction des droits maximaux. Par exemple, un umask de 631 donne des droits de 146 (=777-631), non outrepassables.
Plus de détails : man chmod et man umask.
En mode console, tapez <Alt-F2>, et, miracle, vous voyez une nouvelle console apparaître. Vous pourrez y lancer le même compte, ou celui d'un autre utilisateur. Ça marche généralement jusqu'à F6.
Pour revenir sur votre premier compte, tapez <Alt-F1>. Vous venez de réaliser une chose impossible sur les OS grand public habituels : lancer plusieurs utilisateurs simultanément. Vous voyez que ça valait le coup d'installer Linux !
Pour info, maintenant que vous êtes un simple utilisateur, votre invite se termine par $.
Attention aux majuscules et aux minuscules, aux espaces, aux tirets et aux points (Syntaxe habituelle : commande espace tiret option espace fichier_source espace fichier_cible).
Une commande qui fonctionne ne renvoie souvent rien. Vous n'aurez un message au prompt que si la commande échoue.
Sinon, la commande n'existe peut-être pas, ou alors elle n'est pas dans le chemin de recherche (le PATH). Cherchez-la déjà par un find / -name macommande (vous avez droit aux jokers : « * » remplace tout plein de caractères, « ? » en remplace un et un seul). Si elle existe, mais pas au bon endroit, tapez-la avec son chemin entier : /usr/local/bin/macommande par exemple, ou bien cd /lerepertoireoùestmacommande, puis ./macommande (contrairement à DOS, le répertoire courant n'est pas dans le path, il faut taper ./ pour exécuter une commande située dans le répertoire courant). Sinon, enrichissez le path (dans /etc/profile).
Pour voir le PATH : echo $PATH.
Pour enrichir le path : export PATH=nouveaupath:$PATH. N'oubliez pas : $PATH sinon le path que vous vouliez ajouter remplace l'ancien et toutes vos commandes deviendront inopérantes. Pour l'enrichir définitivement, éditez le fichier /etc/profile.
Autre possibilité, le fichier existe, mais n'est pas exécutable. Faire chmod +x monfichier. Ou bien, il ne vous appartient pas. Demandez un chown ou un chmod au root.
Encore plus fort (il faut reconnaître que Linux n'a pas son pareil pour nous compliquer la vie) : si la commande se situe sur un disque mounté sans les droits d'exécution (ce qui est la valeur par défaut), ça ne marche pas. Éditez le fichier /etc/fstab et ajoutez-y « exec » sur la ligne du disque. Pour vérifier les droits d'un disque mounté, tapez mount. S'il est mounté avec le valeur default, la commande devrait vous renvoyer noexec.
De plus en plus fort : si le cdrom est gravé en Rockridge, seul le root peut y accéder, sauf si... vous ajoutez norock au /etc/fstab (vous n'aviez pas deviné tout seul ??).
Si le /etc/fstab vous rebute, vous pourrez vous rabattre sur un programme graphique comme kfstab, bientôt en standard.
Vous pouvez récupérer les commandes précédentes par la flèche <Haut>. C'est quand même plus facile que de tout retaper ! Les 500 dernières commandes sont dans ~/.bash_history. Astuce : pour ne pas farfouiller 1/4 d'heure dans les dernières commandes, tapez !debutdelacommande (ex : !mou). Cela vous tapera automatiquement la commande complète telle que vous l'avez tapée la dernière fois (ex : mount -t iso9660...).
Encore plus fort : la recherche incrémentale inverse : Tapez Ctrl-r. Un prompt spécial apparaît. Ensuite, saisissez un morceau de la commande souhaitée. Dès la première lettre saisie, le shell fait automatiquement la recherche dans l'historique et vous propose en temps réel la dernière commande complète comportant cette lettre. Complétez avec d'autres lettres si nécessaire.
Autre possibilité : la commande history affiche l'historique des commandes. Un tube, et vous atteignez facilement la commande recherchée : history|grep un_morceau_de_l_ancienne_commande. Une variante de history : fc -l -10 affiche les 10 dernières commandes (man bash).
Plus vicieux : si vous tentez d'effacer un fichier qui commence par « - », son nom sera considéré comme une option. Vous pouvez faire rm -- -lenomdufichier ou rm ./-lenomdufichier.
Faites ls, et vous avez la liste des fichiers et répertoires du répertoire courant (dans notre exemple, ls dans /home donne duduche/). Pour savoir quel est le répertoire courant : pwd.
Pour voir les fichiers cachés : ls -a. (ils commencent par un point).
Pour avoir des détails : ls -l vous donne le type de fichier, le propriétaire, les droits, et, si c'est un lien, la cible. Astuce : ls -l monfichier donne les caractéristiques d'un seul fichier.
Vous voulez différencier les différentes sortes de fichiers ? ls --color. Vous voulez que, durant cette session, votre « ls » soit toujours en couleurs ? alias ls='ls --color'. Attention aux quotes (apostrophes bizarres qui s'obtiennent par <AltGr-7> sur un clavier Français). Vous voulez que votre alias soit activé pour toutes les sessions ? Insérez-le dans /etc/bashrc.
Votre écran n'est pas assez grand pour voir tous les noms ? Faites un tube : ls|less ou ls|more.
Pour changer de répertoire : cd duduche vous amène dans le répertoire duduche, lui-même situé dans le répertoire courant (ici, home). Sinon, tapez le chemin complet : cd /home/duduche.
Pour remonter d'un niveau : cd ..(ne pas oublier l'espace). Plus simple : s pour supérieur comme alias sur certaines distributions (Mandriva).
Pour retourner chez soi (home)Â : cd tout court.
Pour aller au répertoire précédent : cd -. Idéal pour faire des allers-retours entre deux répertoires.
Copier un fichier : cp fichiersource fichiercible fait une copie du fichier fichiersource au fichier fichiercible. mv fichiersource fichiercible remplace fichiersource par fichiercible (permet les changements de nom ou d'emplacement).
Changer la date d'un fichier : touch -m 05041020 fichier_a_changer_de_date attribue le 4 Mai à 10 h 20 à votre fichier.
C'est un gros problème lorsque l'on débute sous Linux : les arborescences varient d'une distribution à l'autre. Si vous disposez d'un bouquin sur Slackware et d'une Redhat sur votre micro, il faudra traduire les chemins (la commande find sera utile !!).
Grossièrement :
-/bin et /sbin : programmes exécutables de base (sbin=programmes du chef).
-/dev : les périphériques. Un certain nombre de ces fichiers sont des liens symboliques vers les vrais fichiers utilisés par le système : /dev/mouse > /dev/ttyS0 (souris com1) ou /dev/misc/psaux (souris ps2), /dev/cdrom >/dev/hdb (cdrom IDE), /dev/modem > /dev/ttySX... Cela permet aux applications de ne pas se préoccuper du système : les appels aux périphériques sont redirigés aux bons endroits. Dans le kernel 2.4, seuls les périphériques effectivement présents sur le système sont listés ici.
Si vous avez besoin de créer un descripteur : commande mknod (maniement compliqué, et rarement utile pour une utilisation de base).
Un exemple : mknod /dev/null c 1 3 (c=character, 1=majeur, 3=mineur). La liste des numéros majeurs et mineurs se trouve dans /usr/src/linux/Documentation/devices.txt.
Normalement, les kernels de la série 2.4 peuvent créer lors du besoin les descripteurs de périphériques s'ils utilisent devfs.
-/usr : les exécutables ordinaires (/usr/X11R6/bin), les sources (/usr/src) et leurs librairies (/usr/lib)
-/var : des fichiers de taille variable. On y trouve souvent des paramétrages et des librairies de programmes.
-/etc : les paramétrages : fstab pour les systèmes de fichiers, inittab pour le script de démarrage (runlevel=5 pour le démarrage en mode graphique), dosemu.conf, wine.conf, lilo.conf (pour paramétrer le mode de démarrage de LILO : délai, nom du noyau à lancer par défaut en premier...), /etc/rc.d/rc.local pour les programmes à lancer automatiquement au démarrage, /etc/rc.d/rc.serial pour les paramétrages du port série...NB : les distributions non basées sur Red Hat sautent le répertoire rc.d.
-/lib : les bibliothèques (librairies) utilisées par les programmes.
-/proc : vous n'avez rien à y faire. Permet entre autres de connaître les ressources utilisées par les différents périphériques (mémoire, irq, DMA)
-/boot : dans Redhat : le noyau (directement dans la racine sous Slackware). Il s'appelle vmlinuz (noyau compacté) ou kernel-2.x.xx. ou n'importe comment d'autre, pourvu que ça corresponde au paramétrages du système de boot (lilo ou chos).. Si vous bootez par loadlin (depuis dos), ne cherchez pas le noyau ici, il est sur la partition DOS.
-/root : le home du super-utilisateur
-/home/xxx : les répertoires personnels des utilisateurs.
-/mnt : les disques que vous voulez rattacher à votre arborescence : /mnt/cdrom, /mnt/floppy... Notez que, si ça vous chante, vous pouvez les mounter n'importe où ailleurs et sous n'importe quel nom (ce que font certaines distributions : /cdrom et /floppy).
Attention, il y a des pièges ! Tout plein de répertoires portent le même nom, mais avec un chemin différent (bin, lib, etc et d'autres). Lorsque vous repérez un fichier important, notez-en le chemin par écrit (du moins au début).
(Note : ces explications sur VI sont destinées aux systèmes disposant de très peu de fonctions en état de marche. D'autres programmes plus faciles d'abord sont cités à la fin de ce paragraphe.)
Pas de problème : vi /etc/monfichierquejeveuxmodifier (prononcez « vi-aïe »).
Si le nom existe, vous trouverez un texte plein d'explications, précédées par des # (non exécutées). Sinon, vous trouverez un fichier vide, que vous venez de créer.
Pour être sûr de bien taper les noms de fichiers, laissez le shell faire ! Tapez vi /etc/monf <tab>. Si le fichier est le seul à commencer comme ça, le nom va se compléter tout seul. S'il y en a plusieurs, ajoutez une lettre, et actionnez à nouveau <Tab>. Magique, non ? ça marche aussi pour les commandes (ça s'appelle l'auto-complètement).
Encore plus simple : si vous avez surligné le nom du fichier trouvé par un locate ou un ls, un simple clic sur le bouton central de la souris (ou les boutons D et G si vous avez accepté cette émulation pour une souris 2 boutons) fait un superbe « coller ».
Pour toute modification, commentez la ligne à modifier (« # »), puis recopiez-la avec vos paramètres. Vous pourrez plus facilement revenir à la version précédente si ça ne marche pas. Autre méthode, les copies de secours des fichiers, souvent automatiques (terminaison ~)
Vi vous fait peur ? C'est vrai qu'il est plutôt moche, mais il marche très bien, même quand rien ne marche. La plupart du temps, vous pouvez vous en sortir avec 4 commandes seulement :
Pour écrire : <Esc> puis i (=mode insertion). Dans certaines versions, la touche <inser> marche pareil. Pour effacer : <Esc> puis x (ou la touche <Eff> en mode insertion, parfois). Pour quitter sans sauver : <Esc>: q!. Pour quitter en sauvegardant : <Esc>: wq!.Attention, ces commandes se tapent l'une à la suite de l'autre.
Si vous avez accroché à ces commandes, en voici quelques autres :
Copier / coller une ligne : <Esc> puis <Maj-y>; puis <p>. Le <Maj>, ou le redoublement de la lettre s'applique à la ligne entière.
Effacer une ligne : <Esc> puis dd.
Aller en fin de ligne : $. Début de ligne : 0(zéro).
Astuce : ne retapez pas <Esc> à chaque fois. Il suffit que vous soyez en mode commande pour enchaîner toutes ces commandes.
Chercher un mot : /lemotquejecherche. Occurrence suivante : n. Pareil avec less ou man. Vous avez un historique des recherches avec la flèche <Haut>.
Tous les détails sur VI en tapant <F1>.
Toujours pas convaincu ? Alors lancez Midnight Commander (mc), il contient un éditeur de fichiers compréhensible. MC fonctionne aussi bien en mode console et est présent sur à peu près toutes les distributions. De plus, il sait travailler avec les fichiers zip, tar, gz, rpm et même HTML.
Sinon, essayez emacs, puis sous X, kedit, gnotepad et plein d'autres.
Encore plus simple :
echo lacommandequej_ajoute >> lefichierquejerenseigne
ou encore
cat > fichier (mode écrasement)
cat >> fichier (mode concaténation)
=> permet de taper plusieurs lignes (1 ligne à la fois)
terminer l'édition avec un C-d
find repertoire_ou_je_cherche -name '*'|xargs grep la_chaine_que_je_cherche
Autre méthode :
find . -type f -exec grep toto {} \; -print >resultat.txt. Dans cet exemple, on cherche la chaîne toto dans le répertoire courant (le point).
Pour les PC, il faut plus utiliser explore2fs, programme composé d'un seul fichier pour win 9x ou NT, et qui se lance sans aucun paramétrage et qui n'interfère pas avec votre autre système. Ensuite, vous pouvez voir (et éventuellement écrire) vos fichiers texte avec notepad ou wordpad (mieux), vos fichiers gif ou jpg ou parcourir les arborescences.
Pour les Mac, deux solutions s'offrent à vous. (Merci à Etienne Herlent pour tout ce qui concerne le Mac)
La première et la plus ancienne est d'utiliser LinuxDisks. LinuxDisks permet l'accès en lecture et écriture aux partitions ext2fs depuis MacOS. ATTENTION  : il existe 2 versions de LinuxDisks :
- LinuxDisks.10d6
- LinuxDisks.10d7
La version 10d6 n'est utilisable qu'avec les distributions de Linux antérieures à la mi-1998 où le système de ficher était en big endian (MkLinux DR2, par exemple).
La version 10d7 n'est utilisable qu'avec les distributions récentes (postérieures à mi-1998, comme MkLinux DR3, Linux PPC R4 et suivantes, ext2fs en little endian).
Ne vous trompez pas de version au risque de perdre totalement le contenu de vos disques Linux.
Admettons que vous n'êtes pas la personne qui a installé Linux sur la machine et que vous ne connaissez pas le mot de passe de root.
Admettons par ailleurs que vous avez déjà quelques notions d'informatique, par exemple issues du monde Windows.
Admettons enfin que votre administrateur vous ait fait une configuration aux petits oignons où tout fonctionne correctement et où les droits ont été bien attribués.
Eh bien, votre situation est plutôt bonne, j'ajouterais excellente
Lorsque vous démarrez la machine, vous pouvez selon les cas arriver :
Si vous avez besoin de taper une commande (par exemple pour lancer un programme), vous avez plusieurs possibilités :
Vous n'aurez généralement pas besoin de taper des commandes en entier (voir les astuces bash). Voyez aussi la rubrique sur les commandes.
Tapez passwd <Entrée>, puis votre nouveau mot de passe (sachez que l'administrateur root pourra toujours aller chez vous).
Vous devriez avoir plusieurs écrans graphiques virtuels et plusieurs consoles de texte. Vous devriez également pouvoir travailler sur votre compte en utilisant n'importe quel autre ordinateur par des astuces d'exportation d'affichage. Vous pouvez changer la résolution en faisant <Ctrl-Alt-+> (le + du pavé numérique).
Si vous connaissez l'usage de la souris dans un autre environnement, vous ne serez pas dépaysé. La grosse différence vient du bouton central, standard sous Unix, et qui rend bien des services :
Le copier-coller : vous surlignez en balayant une zone de texte bouton gauche enfoncé, et vous collez en cliquant du bouton central. TRÈS pratique.
Les actions spécifiques ou les menus contextuels spéciaux : cliquez du bouton central sur la case d'agrandissement d'un programme sous KDE, cliquez du bouton central sur le bureau, sur un dossier dans Konqueror, bref, plein de fonctions en plus.
Il y a également des combinaisons Alt-bouton[gauche, central, droit].
Si vous n'avez pas de bouton central, vous devriez pouvoir l'émuler en cliquant simultanément sur les boutons gauche et droit. Si votre souris a une molette, celle-ci devrait fonctionner dans à peu près tous les programmes et tenir lieu de bouton central en la cliquant.
Il fonctionne à peu près comme sur les autres systèmes. Il y a des différences au niveau de la gestion du VerrMaj, qui ne s'arrête que si l'on appuie une deuxième fois dessus, et qui ne s'applique généralement pas aux chiffres et à la ponctuation. En revanche, la combinaison <VerrMaj-Lettre_accentuée> donne une lettre accentuée majuscule. Vous aurez aussi des résultats intéressants avec la combinaison <AltGr-lettre_ordinaire>.
Vous devriez trouver facilement des programmes dans les menus du gestionnaire de bureau. Rien de différent des systèmes habituels. Si le programme dont vous avez besoin n'est pas installé et que vous n'avez pas l'administrateur sous la main, vous pouvez l'installer à partir des sources dans votre répertoire perso (il faudra simplement ajouter des --prefix=/home/chez_moi quand vous lancez le ./configure).
Comme sur tout système informatique, les données sont situées dans des dossiers et répertoires sous la forme de fichiers. Ces fichiers peuvent porter toutes sortes de noms, mais évitez les espaces, tirets, points d'interrogation, étoiles, etc. Bref, surtout des caractères normaux. Sachez aussi que les caractères majuscules sont différents des minuscules pour le système.
Grossièrement, vous pourrez lire ce qui se trouve sur le système, mais pas faire de modification. En revanche, vous ne pourrez pas lire ce qui se trouve chez les autres. Détails ici.
Sachez également que tous vos paramètres sont personnels. Vous pourrez changer les fonds d'écran, l'aspect des bordures de fenêtres, etc., cela ne gênera aucunement un autre utilisateur de la même machine qui l'utilise sous un autre compte. De plus, tous vos signets Internet, toutes vos adresses E-mail seront quelque part dans /home/chez_vous. Donc, un seul dossier à sauvegarder.
L'administrateur devrait s'être arrangé pour que vous puissiez lire un cd-rom ou imprimer, aller sur Internet...ou non ! L'idéal si vous n'êtes pas un spécialiste est que le montage des disquettes et cdroms se fasse par automontage. Sachez simplement que les disques n'apparaissent pas en tant que tels, mais comme des dossiers accrochés à l'arborescence principale, généralement dans /mnt.
Vous ne devez JAMAIS éteindre l'ordinateur directement. Utilisez les menus pour quitter le système proprement.
L'installation de périphériques sous Linux est un vrai problème.
Dans les bons cas (matériel courant et pas trop récent, distribution récente et auto-configurable), il n'y a rien à faire, ça marche tout seul.
Dans les cas un peu moins bons, le pilote du périphérique existe, mais il faut le trouver, par exemple sur le net. Il suffit généralement de suivre les indications du ReadMe ou du INSTALL pour y arriver. Le problème est souvent d'identifier quel est le VRAI nom de votre périphérique. Pour cela, plusieurs solutions selon les cas :
cat /proc/scsi/scsi
cat /proc/bus/usb/devices
lspci -v
Ces commandes vous réserveront souvent des surprises concernant le vrai fabricant de votre matériel que vous croyiez être de grande marque.
-Dernier recours : le démontage. Vous démontez les capots, et vous cherchez à lire ce qui est écrit sur les puces ou les cartes.
Dans les très mauvais cas, il n'existe aucun pilote. À moins de l'écrire vous-même (désassemblage du pilote Windows, etc.), il vous reste la chance que votre périphérique soit proche d'un périphérique existant (même marque de composant, etc.). Dans ce cas, contactez l'auteur de ce pilote, expliquez-lui votre cas, et il est très possible qu'après changement de quelques paramètres, votre matériel fonctionne très honorablement. Les autres utilisateurs en seront ravis.
Et pourtant, il fonctionne, puisqu'il m'a servi à installer Linux.
Normal. Il n'est pas mounté (=Attaché, pour parler français). Vous pouvez le vérifier en tapant mount qui vous donne la liste des disques mountés.
Il faut créer un répertoire, dans lequel apparaîtra le cdrom lorsqu'il sera mounté. La plupart des distributions créent un répertoire /mnt/cdrom ou /cdrom. S'il y en a un, utilisez-le.
Au prompt, tapez :
mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom (ou bien /cdrom selon le répertoire que vous aurez créé).
Si vous n'obtenez pas de message d'erreur, faites cd /mnt/cdrom, puis ls ou ls /mnt/cdrom, et vous devriez voir le contenu du cdrom.
Pour éjecter le cdrom, sortez du répertoire de montage, quittez toutes les applications lancées depuis ce répertoire, puis faites umount /mnt/cdrom, puis appuyez sur le bouton d'éjection du CDROM (ou tapez eject).
Astuce : umount /mnt/cdrom && eject. Le && vérifie la réussite de la première commande. Une astuce à réutiliser dans d'autres circonstances (les versions actuelles d'eject font le démontage automatiquement.
Si ça ne marche pas, il faut vérifier l'existence de /dev/cdrom (ls -l /dev/cdrom), qui n'est rien d'autre qu'un pointeur vers /dev/mondisque (par exemple /dev/hdb pour un cdrom monté en 2° sur la première nappe ide (généralement D sous dos), ou /dev/scd1 : 2° scsi)
Une fois que tout ça marche, faites vi /etc/fstab.
Vous devez voir une ligne qui concerne votre cdrom, du genre :
/dev/cdrom  /mnt/cdrom  iso9660  noauto,ro,user  0  0 |
Le iso9660 est le système de fichiers standard des cdrom. « noauto » signifie que le cdrom ne sera pas mounté automatiquement au démarrage de Linux, « ro » signifie « lecture seule » (read only). Pensez à y ajouter « exec » si vous voulez que l'on puisse exécuter les programmes directement.
Si vous n'avez pas de /dev/cdrom, il est bon d'en créer un par ln -s /dev/lebondisque /dev/cdrom.
Si vous avez un /dev/cdrom, mais qu'il pointe sur un mauvais disque, détruisez le sans pitié (rm /dev/cdrom), puis recréez-en un bon (commande précédente).
Une fois le fstab correctement renseigné (sans avoir besoin de rebouter), il suffira de taper mount /mnt/cdrom, et le tour sera joué.
Si vous êtes malin, créez un petit fichier de texte (disons mountcdrom) contenant :
#!/bin/bash #cette ligne renseigne le système sur votre interpréteur de commandes mount  /mnt/cdrom |
Rendez-le exécutable (chmod +x mountcdrom). Une fois sous X, un clic sur ce fichier ou son raccourci mountera le cdrom. KDE et Gnome font ça en mode graphique. Ce truc peut être appliqué à n'importe quelle autre commande. Il s'agit d'un script shell.
Sous Redhat en mode graphique, le control-panel peut écrire le /etc/fstab à votre place et faire les mountages (méfiez-vous de la commande « format », qui formate, donc efface les disques sans prévenir !!). Kfstab le fait très bien aussi.
Attention ! Le mountage n'est possible que si vous ne vous trouvez pas dans le répertoire où vous voulez mounter (« device is busy »). Il peut exister des fichiers dans le répertoire de mountage, mais ils seront inaccessibles tant que le disque est mounté.
L'état de mountage des disques est enregistré dans /etc/mtab. Vous n'avez pas à y toucher.
Pour que les utilisateurs ordinaires puissent mounter le cdrom, vous devez ajouter « users » (le nom du groupe par défaut) et « unhide » à la ligne « cdrom » du fstab.
Ça donne :
/dev/cdrom  /mnt/cdrom  iso9660  noauto,ro,users,unhide |
Tant que vous y êtes, « exec » et « norock » peuvent servir.
Encore un piège : si vous avez mal booté (en général par loadlin à partir de win95), votre cdrom peut ne pas être détecté par le BIOS (voir dmesg). Dans ce cas, relancez loadlin à partir de dos, ou boutez à partir de LILO.
Dernier piège : le mountage n'est possible que si le système de fichiers utilisé (iso9660) est connu du noyau. Si le message d'erreur indique « file system non supported by kernel », recompilez ou lancez le module (modprobe isofs) !
modprobe paride
modprobe friq
modprobe pcd
Monter le système de fichiers : mount /dev/pcd0 quelque_part (merci à Paul Bertonnier).
Des informations intéressantes en faisant cat /proc/ide/hda/settings (disques IDE).
Ces disques sont gérés automatiquement dès l'installation par la plupart des distribs récentes.
Votre disque apparaîtra comme hde (Les 4 premières lettres sont réservées aux 4 premiers connecteurs IDE)
Pour faire marcher un disque dur ata100 il faut que le noyau supporte le chipset pci ata100 de la carte mère.
make menuconfig
IDE, ATA and ATAPI block device > Generic PCI IDE bus master support > « sélectionner le chipset de la carte-mère »
Par exemple :
HPTblabla pour les cartes meres ABIT KT7-raid
VIA82CXXX pour les cartes-mères ASUS A7V et A7V133
La plupart des distribs règlent l'accès disque dur sur 16 bits pour les disques IDE.
Vous pouvez vérifier avec la commande : hdparm -c /dev/hda
Le débit obtenu peut être vérifié par : hdparm -t /dev/hda
Vous forcez l'accès 32 bits par : hdparm -c 1 -d 1 /dev/hda (manoeuvre inverse : mettre 0 au lieu de 1). Si ça ne marche pas, c'est que vous n'avez pas le support PCI bus-master DMA compilé dans le kernel.
Vérifiez le nouveau débit. Chez moi, je passe de 3.29 MB/sec à 12.55 MB/sec. Ça vaut le coup, et ce n'est pas cher.
Tant que vous y êtes, mettez carrément
hdparm  -X66 -c1 -d1 -m16 -k1 /dev/hda  |
dans un fichier de démarrage, comme /etc/rc.d/rc.local.
Attention ! Ces manipulations sont dangereuses, particulièrement le mode DMA. Elles peuvent sur certaines machines ralentir les accès, ou totalement corrompre le disque ou la table de partitions, essentiellement avec un ancien chipset buggué. Vérifiez si vous n'avez pas un VIA VP2 en faisant lspci -v. Faire une sauvegarde générale avant !! Et lisez attentivement man hdparm.
Astuce : ça marche aussi sur les Mac.
Astuce pour récupérer un disque mal formaté :
Bootez sous Demolinux, tomsrtbt ou équivalent et tapez dd if=/dev/zero of=/dev/hda. Il sera tout beau tout neuf, prêt pour une nouvelle installation.
Si vous commencez à comprendre un peu le fonctionnement des partitions, vous aboutissez vite à la conclusion qu'on risque de se trouver avec des partitions pleines, alors que d'autres ont encore de la place, mais difficilement accessible pour ce que vous voulez en faire.
Certaines distributions proposent, par défaut ou en option, un partitionnement de type LVM.
Cela signifie que, hormis la partition /, située sur une partition normale, tout le disque est supporté par une partition unique, dans laquelle on taille des partitions virtuelles. Ces partitions virtuelles fonctionnent comme les partitions normales, à la différence qu'il est facile de les redimensionner à chaud :
lvextend -L +80G /dev/vg_1/var (pour augmenter la partition virtuelle gv_1 de 80 Go)
1259 resize2fs /dev/vg_1/var (pour redimensionner le système de fichiers situé dessus)
Les commandes sont mkswap et swapon. Plus de détails : notre copain man.
Astuce : si vous avez 2 disques, mettez le swap sur l'autre disque. Vous accélérerez nettement le système (un disque lit pendant que l'autre écrit).
Autre astuce : vous pouvez utiliser un fichier de swap :
Fabriquez-le avec la commande dd if=/dev/zero of=/fichier_swap bs=1024 count=65536 (pour un fichier de 64 Mo dans cet exemple). Formatez-le : mkswap /fichier_swap. Montez-le : swapon /fichier_swap. Vous pouvez aussi ajouter une ligne dans le /etc/fstab pour que son utilisation soit automatique. Vérifiez par free ou swapon -s.
Pareil que le cdrom. La différence est le nom (fd0), et le type de fichier : vfat pour le format win95, ext2 pour le format Linux, hfs pour les Mac (ex : mount -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy).
Astuce : mettez « auto » dans votre fstab pour monter la disquette quel que soit son formatage.
Pour formater une disquette : mkdosfs /dev/fd0 pour DOS ou mke2fs pour Linux. Sinon, les outils en mode graphique de X.
Pour DOS, vous pouvez aussi installer les mtools, et taper les commandes standard de DOS en ajoutant « m » devant (mcopy, mformat a:...)
Pour copier un fichier vers la disquette : cat monfichier >/dev/fd0 (le signe « > » fait une redirection).
Le fichier est plus gros que la disquette ? Ce n'est pas grave ! Faites tar cvMf /dev/fd0 mongrosfichier (ajoutez <z> si vous voulez la compression en plus ; le M signifie multi et l'ordre des lettres n'a pas d'importance). Suivez les instructions. (La disquette ne doit pas être mountée et n'a pas besoin d'être formatée). Ne vous affolez pas si, ensuite, vous ne pouvez pas mounter ces disquettes.
Pour restaurer les données : placez-vous dans le répertoire de destination (cd le_rep), et lancez tar xvMf /dev/fd0 avec la disquette n°1 dans le lecteur. Ajoutez z pour dézipper le cas échéant, ou y pour du bz2. Suivez ensuite les instructions.
Autre possibilité : la commande split pour couper un fichier en rondelles : split -b 1400k fichier_a_couper nom_final.
Pour restaurer : cat nom_finala > fichier_a_couper, puis cat nom_finalb >> fichier_a_couper.
ATTENTION ! Sur les PC, il faut umounter la disquette avant de l'éjecter si elle était mountée (sauf en cas d'utilisation d'un système d'automontage)!!
Astuce ! pour formater bas niveau une disquette : fdformat /dev/fd0H1440. Faites ensuite un formatage haut niveau normal.
Re-astuce ! pour formater des disquettes à plus de 1,44 Mo :
mknod /dev/fd0H1600 b 2 125
mknod /dev/fd0H1680 b 2 44
mknod /dev/fd0H1722 b 2 60
puis fdformat /dev/fd0H1680 par exemple.
Formatez haut niveau ensuite.
(astuce glanée sur fr.comp.os.linux.configuration) Attention ! maintenant, c'est fd0u.
Quittez les programmes que vous avez lancés en étant placé dans le répertoire de mountage. Placez-vous plus haut dans l'arborescence (cd ..).
Vous avez peut-être lancé un programme ou X en étant placé dans le répertoire de mountage. Dans ce cas, quittez le programme ou X, quittez le répertoire et vous pouvez umounter.
Pour savoir qui se sert de votre cd rom :
fuser -vm /mnt/cdrom/
Pour savoir quel est le processus qui l'utilise : lsof.
Pour le démonter en force :
fuser -kvm /mnt/cdrom/ (tue les process qui accèdent au répertoire).
Si un autre ordinateur a mounté votre disque par NFS, il faudra d'abord qu'il le démonte, puis le démonter en local par umount -avt nonfs /mnt/cdrom. Autre possibilité (moins élégante) : arrêter NFS.
Autre possibilité : une opération est en suspens (par exemple une écriture sur la disquette, faite provisoirement dans un cache), et le seul fait de fermer un xterm ou un file manager (par exemple kfm) ne réalise pas l'écriture. Il faut alors revenir dans le répertoire monté, et en sortir proprement pour obliger l'opération à se terminer. Vous pouvez également forcer les écritures en suspens sur le disque avec la commande sync.
Encore une possibilité : si votre cdrom est monté automatiquement au démarrage et qu'il est présent dans le tiroir pendant le démarrage, vous ne pourrez pas le démonter (ce qui peut être un avantage si vous ne voulez pas qu'on vous le vole). Pour éviter cet ennui dont l'origine est difficile à déterminer, ajoutez « noauto » dans le /etc/fstab ou bien démarrez sans cdrom dans le tiroir.
Pour gagner du temps, tout ce qui le veut bien peut être démounté d'un seul coup en tapant simplement umount -a.
Pour démonter et éjecter en une seule opération : eject (si le démontage est possible).
Le SCSI est plus souvent présent dans nos PC qu'on ne le croit. Bien sûr, il y a la classique carte SCSI, qui supporte toutes sortes de périphériques : disque dur, graveur, scanner, etc. Mais il y a aussi tous les SCSI cachés : zip parallèle, disquettes flash, scanners parallèles, scanners USB, etc. Donc, même si votre PC est « tout IDE » vous ferez rarement l'économie d'un module SCSI dans votre noyau.
Une des principales difficultés avec le SCSI concerne la numérotation des périphériques. Les périphériques étant numérotés dans l'ordre où ils sont trouvés au démarrage, cette numérotation est difficile à prévoir. Il faudra souvent faire des essais. Encore plus gênant, si vous avez des périphériques amovibles, leur présence/absence au démarrage modifiera le numéro des périphériques suivants. Ennuyeux si vous avez précisé un nom de device dans votre /etc/fstab par exemple (ce problème est exactement le même sur les autres O.S.).
Encore plus compliqué : lorsque vous retirez un périphérique SCSI amovible, il reste en mémoire. Donc, un périphérique qui le remplace prendra le numéro suivant (sdb au lieu de sda par exemple). Ce problème devrait disparaître dans les noyaux 2.6.
Vous pouvez lister les périphériques SCSI disponibles avec la commande magique cat /proc/scsi/scsi.
Certaines cartes ont besoin d'initialisation au démarrage. Voici la méthode utilisée par Michaël pour sa Tekram DC395 :
alias scsi_hostadapter dc395x_trm options dc395x_trm dc395x_trm=7,5,1,32 |
Se placer dans le répertoire /boot/ puis taper :
mkinitrd initrd-tekram.img numero.de.version.du-noyau (ex. 2.4.18-6mdk)
image=/boot/vmlinuz label=Linux-Tekram root=/dev/hdb1 initrd=/boot/initrd-tekram.img read-only |
Sous X, dans la distribution Redhat, le modemtool lancé par le control-panel fait ce réglage très facilement.
Sinon, si c'est un modèle reconnu, vérifiez qu'il existe un fichier /dev/modem pointant sur /dev/ttySx, où x vaut entre 0 et 3 (0 pour com1, 3 pour com4). ls -l /dev/modem devrait vous renseigner. S'il pointe vers un mauvais port série, détruisez-le (rm /dev/modem), et recréez-en un par ln -s /dev/ttyS1 /dev/modem par exemple. /dev/ttySx remplace maintenant /dev/cuax. Sur les noyaux 2.4, les ports série s'appellent /dev/tts. On n'arrête pas le progrès !
Si votre port série a un irq atypique (c'est souvent le cas pour les ttyS2 et les ttyS3), vérifiez que l'irq est bien affecté : setserial /dev/ttySx. Si l'irq ne correspond pas, faites setserial /dev/ttySx IRQ y. Si tout marche ensuite, recopiez cette ligne dans /etc/rc.d/rc.serial (les fichiers rc sont généralement des fichiers de paramétrages). Elle se lancera toute seule au prochain démarrage.
Pour lister les IRQ utilisées : cat /proc/interrupts (« cat » utilisé sans « > » dirige ses résultats vers la sortie standard, c'est-à -dire l'écran).
Si vous avez un « winmodem », sorte d'émulation Windows de modem, il existe des pilotes pour certaines marques, que vous pourrez trouver sur http://www.linmodems.org. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, achetez un vrai modem.
Les chips Lucent ont un pilote spécial qui marche bien.
Les Kortex à base de PCTel aussi http://pctelcompdb.sourceforge.net/.
Les Olitec PCI ont un pilote précompilé pour certaines versions du noyau, ce qui fait qu'il ne vous servira sans doutes jamais à rien. Un superbe travail inutile.
Les winmodems à base de chipset Rockwell/Conexant HSF dont le Olitec, et les HCF ont un pilote compilable (non libre) ici : http://www.linuxant.com/drivers/. Le paramétrage se fait par hsfconfig.
Pour les fonctions spéciales (module autonome...), on commence à trouver des pilotes pour les US Robotics et Olitec (http://www.olitec.com et http://golix.free.fr).
Pour les modems USB, créer un lien par ln -s /dev/usb/ttyACM0 /dev/modem, puis modprobe acm.
Pour les modems inclus dans les multifonctions HP, un support d'envoi de fax est inclus depuis la version 0.9.8 de hplip, accessible depuis la hp-toolbox
Il est possible d'utiliser un modem (souvent un winmodem) ADSL : voir là  : http://infolibre.free.fr/adsl/adsl.html.
Les boitiers ADSL installés par France Telecom marchent sous Linux... La connexion s'effectue grâce à un client VPN,compatible avec les réseaux virtuels 95. Sous Linux le module pptp (remplacé maintenant par pppoe) se charge de ces connexions.
Je vous conseille une authentification CHAP, qui vous permettra d'accélérer les négociations PPP - Wanadoo s'attend à une authentification CHAP. (Infos piquées à Tranx Nouvel).
L'ADSL s'installe sur une carte réseau. Le programme pptp lance une connexion ppp, que vous pourrez voir par ifconfig (support ppp obligatoire dans le noyau). L'ADSL How-to est assez clair et complet.
Le modem Speedtouch USB Alcatel a un pilote ici : http://www.alcatel.com/consumer/dsl/tgz.htm. Les informations pour l'installer sont là  : http://linux-usb.sourceforge.net/SpeedTouch/.
Un autre driver, développé initialement par Benoît Papillault (et depuis rejoint par d'autres) est disponible ici : http://speedtouch.sourceforge.net.
Celui ci, qui présente l'intérêt d'être sous licence GPL, fonctionne vraiment très bien, à partir du noyau 2.2.17 - et sans avoir à recompiler.
On m'a aussi donné des infos sur les modems ADSL 3com. Il faut renoncer à l'USB et les faire fonctionner en Ethernet.
Pour AOL, il n'y a pas de solution en ADSL.
Pour Macintosh, rendez-vous sur le site http://guillaume.rince.free.fr/informatique/adsl/adsl.html
La freebox est un moyen d'accéder à Internet haut débit (2 Mb/s maxi). L'appareil est une sorte de PC (sous Linux) sans clavier, souris ni écran, relié à l'Internet par ADSL.
Vous pouvez vous y raccorder soit par ethernet (câble direct, non croisé) et simplement activer la fonction réseau en client DHCP, soit par câble USB. Dans ce cas, il vous suffit d'insérer le module CDCEther (modprobe CDCEther), puis de redémarrer le réseau en DHCP.
Pour automatiser, il suffit d'insérer dans /etc/modules.conf la ligne
alias usb-eth CDCEther |
Bien entendu, vous pouvez aussi bénéficier de Numéris sous Linux.
Vous devriez vous en sortir avec kisdn.
Vos paramètres se trouveront dans /etc/isdn. La plupart des cartes sont supportées.
Les meilleures informations sont à http://www.linux-france.org/article/connex/ISDN
Pour vous raccorder à NOOS et cie
La connexion par câble se fait par une carte ethernet munie d'une prise RJ45. Le « Modem-câble » auquel la carte réseau est raccordée est en fait un serveur DHCP.
Tout ce que vous avez à faire est de paramétrer votre carte réseau pour être client DHCP (avec linuxconf par exemple). Redémarrez le réseau par /etc/rc.d/init.d/network restart. Un ifconfig devrait vous montrer l'interface eth0 et son adresse IP.
Ensuite, les serveurs de mails entrants et sortants, serveurs de news en fonction des paramètres fournis par votre fournisseur d'accès au câble.
On me signale que Wanadoo câble ne nécessite que l'activation d'un client DHCP pump (en standard sous Debian). Tout est ensuite automatique.
Jean-Marc me signale aussi que pour Wanadoo câble, il faut utiliser le protocole pppoe (comme pour l'ADSL). Exemple sur Mandriva :
j'ai décoché la configuration automatique de la connexion pour le faire en manuel
j'ai choisi ADSL a la place de cable
là , il donne le choix du protocole j'ai donc choisi pppoe
ensuite, je me suis servi de « la procédure d'installation de câble Wanadoo sous Mac »(fourni par Wanadoo par courrier) : j'y ais pris les renseignements sur les addresses DNS ansi que le nom de domaine, mon identifiant etc...afin de paramétrer la connexion
La connexion câble peut très bien être partagée avec un réseau local par ipchains.
Cherchez un fichier son (find / -name *.au (ou .wav)). Placez-vous dans son répertoire (cd), puis tapez cat fichierson.au >/dev/audio. Autre possibilité : cherchez un fichier .wav et tapez play monson.wav. Il sort un son ? Bravo !
Il ne se passe rien ? Tant pis ! tapez sndconfig (RedHat), et suivez la procédure. Ça marche ? génial ! Toujours pas ? Essayez de désactiver le pnp dans le BIOS. Ça peut suffire.
Sinon, il va peut-être falloir compiler le noyau. Trouvez une bonne doc (kernel how-to). Attention ! La commande sndconfig ne marche que si votre carte son est compilée en module. Si vous la mettez directement dans le kernel, il faudra lui passer les IRQ (vous savez, le plug and play...) au boot. De plus, il faudra supprimer les références au son dans /etc/modules.conf.
Astuce ! Avant de lancer sndconfig, activez tous les périphériques que vous possédez : carte réseau, zip, modem, souris ..., de manière à ce que leur IRQ soit connue du système comme utilisée (vérifiez par cat /proc/interrupts). De cette manière, sndconfig attribuera une IRQ vraiment libre à votre carte son et vous ne risquez pas un conflit au prochain démarrage.
Si le son est faible, augmentez-le avec xmixer.
Si la carte son est en module, le fichier /etc/modules.conf devrait contenir quelque chose comme ça :
alias sound sb pre-install sound insmod sound dmabuf=1 alias midi opl3 options opl3 io=0x388 options sb io=0x240 irq=5 dma=3 dma16=7 mpu_io=0x300 |
Pour ces cartes à base de i810 :
alias sound-slot-1 i810_audio
Une bonne raison pour que ça ne marche pas : le /etc/modules.conf peut contenir « alias char-major-14 off ». Remplacer off par sound.
Enlevez les # sur les lignes qui vous correspondent. Puis modprobe sound.
Si le pilote standard (OSS) ne vous plaît pas, essayez alsa. Il est nécessaire pour certains programmes, et, de plus, supporte le « full duplex » (son dans les 2 sens).
Procurez-vous la dernière version (1.0.12 actuellement) d'alsa à ftp://ftp.alsa-project.org/pub/driver/, normalement présente dans votre noyau (en standard dans 2.6).
Commencez par désactiver le module son s'il était installé (vérifiez par lsmod, puis retirez-le par modprobe -r le_module_de_son. Sachez que le support son doit être activé dans le noyau, mais pas en module.
Mettez quelque part (/tmp ou /usr/src par exemple) les 3 fichiers archives (alsa-driver, alsa-lib et alsa-utils). Dézippez-les et placez-vous dans le répertoire alsa-driver. Faites le cérémonial classique : ./configure && make && make install. À ce moment, vous devriez avoir tout un tas de snd-xxx dans votre /lib/modules/2.???/misc/. Faites de même avec alsa-lib et alsa-utils.
Placez-vous dans alsa-driver, et tapez ./snddevices pour installer les /dev/xxx.
Faites ensuite modprobe snd-card-ens1371 (remplacez bien sûr la fin par votre modèle de carte son). Confirmez que tout va bien par lsmod. Réglez le son par alsamixer. N'oubliez pas de supprimer tous les « m » en haut de colonne en tapant sur « m » (m signifie muet). Complétez par modprobe snd-pcm-oss pour obtenir une compatibilité avec tous les programmes qui réclament OSS. Vous pouvez maintenant effacer les fichiers et répertoires qui vous ont servi à faire l'installation.
Modifiez la ligne du /etc/modules.conf, par exemple en la remplaÃ